Un peu mou du bulbe ces crocus parisiens ! Dès les retour des beaux jours, ils se croient tout permis et envahissent les pelouses de la capitale qui en sont toutes interdites.


Mais que font donc les arbitres ? Où est la marée chaussée qui devrait verbaliser et contredanser ces supporters du printemps ?

Dans la bande, un seul serait solvable pour payer l'amende. Les Chrysanthus, Ochroleucus et autres Pulchellus sont tous des bons à rien. "Au seul Sativus, qui est le plus cultivé, on pourrait faire une fleur", me confie une hirondelle. "Pour s'acquitter, il dispose de poudre ... de safran s'entend"...
Sinon, comme on dit au labo, les autres ne valent pas pipette.
Alors forcément les forces de l'ordre laissent courir et s'installer le désordre et la chienlit.

Déjà, dans Potomak, Jean Cocteau avait essayé de croquer ces ostensibles crocus mais ils lui avaient aussitôt coupé le sifflet : "Le printemps souterrain renaît. La résine coulait avec indécence. Un crocus viril trouait le sol."*

Bref, des gens peut recommandables, le gradin de la société ... Heureusement que les poétiques narcisses vont prendre bientôt la relève...

*La citation provient de l'incontournable TLFI