veillée élyséenne au coin du feu


Françaises, français

Heu ...en cette fin d'année, je m'adresse à vous, grands et petits foyers de la République, pour vous demander de ne pas vous enflammer de façon inconsidérée.
Rappellez-vous, chers compatriotes, que le couvre-feu n'est pas encore levé (NDLR : il doit couver quelque chose celui-là !).
Par contre, les poids-lourds pouvant à nouveau circuler, j'ai décidé d'envoyer sur le terrain le petit Nicolas de la Cob* qui est loin d'être un poulet mouillé et ne craint pas les dégelées. Si besoin, il saura vous apaiser par ces propos nuancés et étouffera dans l'oeuf toutes flambées de violence.
Surtout ne le prenez pas à partie mais offrez-lui plutôt, dans le calme douillet de votre petit intérieur, quelques cocktails de votre composition.

Si ce parachutage ne s'avérait pas suffisant pour éviter les brulis sur les Champs ou dans les bois d'Aulnay, heu ..., en tant que chef désarmé, je dépêcherai sur place le commandant Sylvestre dont c'est la fête aujourd'hui. Avec Mam, ils pourront s'appuyer sur le parquet. A eux trois, ils vont pouvoir latter ferme et mener campagnes ...

Mes chers compatriotes, heu..., en cette fin d'année musclée, il faut également penser aux exclus. C'est pourquoi j'ai décidé qu'on fiche la paix, pour une fois, aux sans-papiers. En la circonstance, ils n'ont en effet aucune chance d'attiser quoi que ce soit ...

Françaises, français, je vous renouvelle mes voeux chaleureux et m'en vais, avec maman accrochée à son macramé, déguster une bonne bûche flambée.

J.C.
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*Non l'ex gendarme de la Bourse mais le Centre Opérationnel de la place Beauvau