Mêmes les chinés n'ont plus la côte !
Devant l'énorme vague des ventes de textiles chinois qui a l'air de tout submerger sur son passage, les politiques et syndicats français montent au créneau et veulent édifier une muraille.
Ils demandent l'intervention urgente de la Commission européenne et invoquent la mise en place d'une clause de sauvegarde pour sauver des milliers d'emplois à travers l'hexagone.
Vous me direz, il serait temps qu'ils réagissent. Comme pour le projet de directive Bolkestein, on constate depuis quelques temps de sacrés retards à l'allumage dans les rangs politiques... Il va falloir mettre en place des systèmes d'alerte plus performants !

En effet, l'ouverture des frontières au 1er janvier 2005 et la suppression des quotas dans le cadre des négociations de l'OMC n'étaient-ils pas prévus quand même depuis 10 ans ? Nos leaders s'étonnent aujourd'hui de l'étendue de la catastrophe en jouant les vierges effarouchées mais c'était cousu de fil blanc, non ? Il est bien temps maintenant de se draper dans un tissu de mensonges.

L'Europe, elle, est moins pressée d'endiguer cette déferlante : forcément, la Chine est le principal partenaire économique de l'UE. Si l'on veut refouler chaussettes, tee-shirt et autres pull-over, nous allons nous retrouver avec des Airbus sur les bras, lui qui cherche désespérement à décoller ici et là-bas.

Dec...pas les mecs ! Après son mandarin de patron, à quoi ça sert que le VRP Raffarin se décarcasse comme un pékin pour vendre centrales nucléaire, avions et même du blé ?
Faire essuyer un revers par quelqu'un à qui on taille si fréquemment un costard, vous n'avez pas honte ?

Un dirigeant chinois disait récemment qu'il fallait vendre 20 millions de chemises (sûrement des cols Mao) pour acheter un Airbus. Sachant que 30 de ces avions ont déjà été vendus depuis le début de l'année, ça ferait donc 600 millions de liquettes à écouler...
Le pays des doigts de l'homme n'a pas fini d'employer des petites mains ...

La nouvelle constitution qu'on nous prépare, par ses règles de bonne gouvernance, permettra-t-elle d'éviter à l'avenir ce genre de problème ? Nul doute que le "commerce mal honnête" et "le dumping social" (dixit notre grand timoniais) seront bannis du pays de l'économie sociale de marché hautement compétitive.
Dévaluer (ou laisser filer) sa monnaie, baisser les prix de 50%, subventionner les exportations... c'est vraiment pas cool !
Ce sont pourtant ces règles, inscrites dans des rapports de force, qui se pratiquent depuis la nuit des temps et par tous les acteurs.

Dans les milieux autorisés on appelle ça la guerre commerciale ...

Peut-être faudrait-il déclarer nos cités ...interdites ?

Filou

Agence Reuters 25/04/2005 http://fr.news.yahoo.com/050425/290/4dsks.html